A L'AFFICHE : LA PIECE

En guise d'avant propos

Il y a un lien entre les enfants et les vieillards : la sagesse.
Aux extrêmes de la vie, on s’interroge, on s’émerveille, on réfléchit.
Au milieu de la vie, il n’y a que des adultes qui courent, qui voyagent, qui travaillent, qui se mentent, qui refusent de poser leurs bagages pour faire face à la réalité.

Oscar a dix ans. Sa santé se détériore. Avec courage et humour, il assume la mauvaise pente que prend sa maladie, mais il ne parvient plus à avoir un échange vrai avec les adultes.
Seule Mamie Rose, la plus surprenante des dames qui viennent visiter les enfants malades reste elle-même avec Oscar : franche, cocasse, surprenante, impertinente. Un amour fort et pudique se tisse entre eux.

A la suggestion de Mamie Rose, Oscar écrit tous les jours des lettres à Dieu. Méfiant au début, peu disposé à croire - car on lui a déjà fait “le coup du père Noël” - il va confier à Dieu son quotidien, ses espoirs, ses amours, ses réflexions, ses indignations, ses révoltes, et tous les petits riens de sa vie d’enfant qui forment son univers.
Dans chaque post-scriptum, Oscar suggère à Dieu de lui rendre une visite.
Cela arrivera-t-il ?

Mamie Rose, en lui racontant la légende des douze jours - chaque jour égale dix ans - va lui faire revivre en raccourci toute une vie d’adulte.
C’est l’expérience de tout ce parcours humain qu’Oscar va nous faire partager, dans les lettres qu’il adresse à Dieu et que Mamie Rose nous restitue lorsqu’Oscar n’est plus, recréant pour nous, devant nous tous les personnages de son monde d’enfant, avec humour et poésie.

Eric-Emmanuel Schmitt

 

 


photo Catherine Cabrol

Eric-Emmanuel SCHMITT
L'auteur